Finale

 

 


La presse au lendemain de la défaite

Les filles comme les garçons n'ont pas pu le faire. L'OL féminin s'est incliné en finale de Coupe d'Europe face au Turbine Potsdam. Coup d'œil sur la presse du jour...

« Une issue si cruelle » titre le Progrès. L'envoyé spécial Christian Lanier résume le sentiment dominant peu après 23h30 hier soir, après la défaite de cet OL féminin si combattant. « Malheureusement pour les filles de l'OL, elle (séance de tirs au but) se termina sur un cauchemar » lance-t-il avec déception.

Pourtant l'occasion était belle. « Les lyonnaises semblaient tenir cette Coupe d'Europe dans la séance des tirs au but, après le deuxième arrêt de leur gardienne Sarah Bouhaddi, héroïque dans le match et auteur encore de deux arrêts dans la série décisive. »

Dans toutes les bouches après le match cette phrase raisonnait : « C'est dommage, on y a cru, on avait deux tirs d'avance » lâche notamment la gardienne de l'OL si précieuse. Seul point positif de ce « cauchemar », la présence d'une large délégation française.

Pour l'occasion, les salariés du club ainsi que les proches des joueuses avaient fait le déplacement pour cette « journée de la femme » selon les mots de Christian Lanier. « Larmes et dignité » laissent place à l'espoir pour l'avenir de cette jeune équipe : « On a appris, on reviendra » conclue Sarah Bouhaddi.

L'Equipe ne manque pas à sont tour d'évoquer la déception lyonnaise : « Lyon est passé tout près » souligne Mélisande Gomez. « Pour les filles aussi, le foot peut être cruel. » Tel est le constat de l'envoyée spéciale du quotidien sportif qui remarque : « On peut y voir une certaine logique. En neuf éditions de cette C1 féminine, les équipes allemandes se sont partagées six trophées, dont deux titres à Potsdam. »

« Sous les yeux de Jean-Pierre Escalettes et Michel Platini » souligne-t-elle. « Ce fut davantage un match engagé, rythmé par les duels et traversé par une belle intensité, plutôt qu'un festival offensif » résume ensuite Mélisande Gomez. Avant que le rêve se brise pour les filles de l'OL, « au bout de la frappe de Thomis, neuvième tireuse de son équipe. » 

PETITES VIDEOS PRISE PENDANT LE MATCH

 

 

 

 


 

 Les Lyonnaises s'inclinent aux tirs au but
Jeudi 20 mai 2010 - 20h30
LYON - POTSDAM : 0-0 a.p. (tab 6-7)
Getafe (Coliseum Alfonso Pérez)
Spectateurs : 10 372
Temps ensoleillé, pelouse en excellent état
Arbitres : Kirsi Heikkinen (FIN) assistée deTonja Paavola (FIN), Anu Jokela (FIN). 4e arbitre : Lina Lehtovaara (FIN)

Tirs au but : Zietz (arrêté), Franco (1-0), Peter (1-1), Dickenmann (2-1), Odebrecht (2-2), Kaci (3-2), Mittag (arrêté), Henry (arrêté), Kerschowski (3-3), Herlovsen (arrêté), Nagasato (3-4), Renard (4-4), Bajramaj (4-5), Simone (5-5), Sarholz (5-6), Bouhaddi (6-6), Schmidt (6-7), Thomis (transversale)

Avertissements : Renard 8', Georges 68', Cruz Trana 89' pour Lyon ; Kemme 15', Mittag 97' pour Potsdam

LYON : 26-Sarah BOUHADDI ; 17-Corine FRANCO, 5-Laura GEORGES (cap.), 3-Wendie RENARD, 27-Amelie RYBÄCK ; 21-Lara DICKENMANN, 11-Shirley CRUZ TRANA (6-SIMONE Gomes Jatoba 105'), 4-Ingvild STENSLAND (15-Aurélie KACI 70'), 10-Louisa NECIB (24-Isabell Lehn HERLOVSEN 90'), 22-Amandine HENRY ; 12-Elodie THOMIS. Entr. : Farid BENSTITI
Non utilisées : 2-Sandrine DUSANG, 7-Sandrine BRETIGNY, 9-KATIA Cilene Teixeira Da Silva, 25-Christine NILSEN

POTSDAM : 24-Anna Felicitas SARHOLZ ; 20-Bianca SCHMIDT, 4-Babett PETER, 8-Josephine HENNING ; 21-Tabea KEMME (19-Corina SCHRÖDER 106'), 14-Jennifer ZIETZ (cap.), 23-Nadine KESSLER (7-Isabell KERSCHOWSKI 66'), 16-Viola ODEBRECHT ; 9-Jessica WICH (17-Yuki NAGASATO 66'), 31-Anja MITTAG, 10-Fatmire BAJRAMAJ. Entr. : Bernd SCHRÖDER
Non utilisées : 1-Desiree SCHUMANN, 6-Marie-Louise BAGEHORN, 22-Stefanie DRAWS, 33-Carolin SCHIEWE

Les Lyonnaises sont passées tout près de remporter la Champions League féminine. Les filles de Farid Benstiti ont cédé au bout du suspense, après s'être procuré deux balles de match durant la série de tirs au but.

 Les Lyonnaises sont passées tout près de remporter la Champions League féminine. Au terme de 120 minutes sans but, les filles de Farid Benstiti ont cédé au bout du suspense, au bout d'une cruelle séance de tirs au but durant laquelle elles se sont procuré deux balles de match.

Le trophée européen semblait pourtant leur tendre les bras après que Sarah Bouhaddi eut arrêté deux des quatre tirs au but allemands mais ni Henry, ni Herlovsen ne parvinrent à inscrire le tir au but victorieux. La frappe sur la barre de Thomis enterra définitivement les derniers espoirs lyonnais.

Durant 120 minutes, les championnes de France avaient parfois été toutes proches d'ouvrir le score, comme sur le coup franc de Nécib, aussi puissant que lointain, que repoussa la barre transversale de Sarholz (15e). En seconde période, il fallut plusieurs arrêts géniaux de Bouhaddi pour leur permettre d'étirer le suspense jusqu'aux tirs au but. Si au soir du match le plus important de leur histoire, les Lyonnaises peuvent nourrir des regrets, c'est en regard d'une entame de rencontre qu'elles dominèrent sans parvenir à trouver l'ouverture. A l'entrée de la surface, Stensland n'attrapa pas le cadre (17e). La portière allemande repoussa ensuite les tentatives de Henry (25e) et Renard (29e).

En première période, seule Bajramaj fit peser une menace sur le but de Bouhaddi, contraignant celle-ci à sortir (27e), puis en frappant un coup franc au ras de la lucarne gauche (35e). Principal danger d'une formation allemande qui profita, à mesure que le match avançait, de la fatigue des Lyonnaises, l'attaquante allemande décala idéalement coup sur coup Kemme (60e) et Kessler (64e) dont les tentatives trouvèrent Bouhaddi et les tribunes du stade Alfonso Perez. En une minute, Dickenmann (78e) et Necib (78e et 79e) se procurèrent leurs seules occasions lyonnaises de la seconde période. Mais c'est Mittag qui faillit boucler l'affaire, sa frappe heurtant le poteau (83e). Oderbercht crut bien ouvrir le score mais Georges sauva la patrie lyonnaise (91e) avant que Bouhaddi ne remportât son face à face avec Kershowski (102e).

Au cours d'une prolongation stressante, durant laquelle les Lyonnaises durent aller au bout d'elles-mêmes pour atteindre les tirs au but, Mittag frappa à coté (108e), tout comme Dickenmann (95e) qui vit ensuite Sarholz claquer son tir au ras du sol (112e).

Tout au bout d'une séance de tirs au but renversante, les Lyonnaises virent s'envoler leurs rêves européens. Cruelle désillusion, alors que la victoire semblait à portée de main. Gageons qu'elles auront d'autres opportunités de se hisser sur le toit de l'Europe.

ECHAUFFEMENT

2E MI-TEMPS

PROLONGATIONS

TIR AU BUT

JOIE DES ALLEMANDES

Ligue des Champions féminine : les réactions

Les réactions dans le bus d'OLTV après la défaite des féminines en finale de la Ligue des champions.

Jean-Michel Aulas
C'est dommage, on a eu l'avantage de deux penalties, ça m'a rappelé le trophée des Champions l'année dernière contre Bordeaux. Cela dit, notre équipe a fait un grand match face à une très grande équipe dans laquelle évoluent plusieurs championnes du Monde. On a évolué dans un cadre superbe ici à Getafe, le combat a été rude, ça s'est joué sur un coup de dé. Il faut s'appuyer sur ces expériences pour préparer l'avenir, que ce soit avec les garçons ou les filles. On a une jeune équipe, la formation allemande avait plus d'expérience. L'épreuve des penalties est un peu cruelle, parce qu'elles ont toutes fait un bon match. Toutes les familles étaient là pour les soutenir, le club également. Maintenant, il va falloir se remettre tout de suite au travail pour bien finir le championnat. L'équipe peut encore jouer le titre, tout n'est pas perdu. On va faire en sorte de revenir encore plus fort l'an prochain et j'ai une petite pensée pour Lotta Schelin qui n'a pas pu disputer cette finale.

Farid Benstiti
C'est vrai qu'on se voyait gagner avec deux penalties d'avance. Je ne peux pas gâcher ma déception ce soir, on va pleurer tous ensemble ce soir. C'est cruelle cette séance de tirs au but. Surtout qu'Amandine a été exceptionnelle dans ce match, elle aurait mérité de nous faire gagner après ce qu'elle a enduré. Il y a un facteur chance qui rentre en jeu à ce niveau du match. On passe de l'euphorie à un sentiment très difficile. Encore une fois c'est dommage, surtout que Sarah fait également un grand match. Après on n'a pas eu tant d'occasions que cela, il y a la barre de Louisa (Necib), la frappe de Lara (Dickenman) en prolongation. Après c'est encourageant pour la suite, on a une équipe encore très jeune, qui a de l'avenir. Il faut bonifier cette équipe dans le travail et la confiance.

Paul Piémontaise
Les filles se sont données, c'est un peu rageant. Je pense que la fatigue a joué dans le métabolisme. Il faut monter marche après marche, et élever son niveau pour remporter ce trophée. Les Allemandes sont restées concentrées jusqu'au bout. Et c'est nos doutes qui les ont fait reprendre confiance en toute fin de match. Pour grandir, il faut passer par là. Je n'ai rien à reprocher à personne, le championnat arrive et il faut y croire.

Sarah Bouhaddi
C'est vrai que l'équipe fait un grand match, on a bien défendu. Après les tirs au but c'est le hasard. Il ne restait plus qu'Amandine, et j'y croyais vraiment parce qu'à l'entraînement elle les marque. J'étais même prête à lui courir derrière. Maintenant on n'a pas de regrets à avoir, on fait un gros match, notre meilleur je pense avec le retour à Umea (en demi-finale). L'équipe a fait le maximum, il y a cette barre de Louisa, c'est dommage. C'est la première finale, on commence à acquérir de l'expérience, c'est bien.

Laura Georges
On a montré de belles valeurs, il y a eu du jeu. On n'arien à se reprocher, les tirs au but, ça ne se joue pas à grand-chose. On n'a pas vraiment de regrets, même si on reste sur une note un peu mitigée. Ce qui est positif, c'est que l'équipe est montée d'un cran au niveau mental, ça a été dur physiquement. On espère pouvoir revenir en finale l'an prochain, et cette fois pour gagner.

Sandrine Dusang
Les filles ont fait un match énorme. Les penalties c'est toujours difficile. Le match nul est logique parce qu'on est tombées sur une grosse équipe de Potsdam, on est déçue forcément. Mais bon on va garder cela en tête, pour faire mieux l'an prochain. Amandine et Corine ont fait un grand match, la rencontre a été d'un très grand niveau, d'une grosse intensité. Maintenant je suis très contente de notre parcours, et encore une fois rendez-vous l'année prochaine, avec cette équipe qui est jeune et qui a de l'avenir. Ce soir ce n'était pas pour nous, mais on a fait quelque chose de gros.

Amandine Henry
Je suis déçue parce qu'à l'entraînement je les mets souvent, là je le loupe. Après l'équipe a donné le maximum, ça prouve qu'on a un super esprit de groupe. On est jeune, beaucoup de filles ont la vingtaine comme moi, et peut-être que l'année prochaine ce sera pour nous.

Wendie Renard
On a vu qu'il y avait la place, on avait deux penalties d'avance, c'est le foot. On s'attendait à une équipe plus forte. Malheureusement, on n'a pas su mettre les occasions qu'on a eues au fon. Après je suis encore jeune, j'ai encore de grandes finales à jouer si Dieu le veut. A présent il faut se reconcentrer sur le championnat, parce que la Ligue des Champions passe par là.

 

 


 

 La presse au matin de la finale

Ca y est, l'OL féminin rencontre ce soir à Getafe, les allemandes du Turbine Potsdam en finale de Ligue des Champions féminine. Coup d'œil sur la presse du jour...

Le Progrès offre aux filles de l'OL une place dans sa colonne en une. Avec un titre évocateur : « Les lyonnaises sans complexe. » Le quotidien a prévu pour l'occasion une demi-page de sa rubrique sport. « Des femmes formidables » titre d'abord Christian Lanier dans une tribune qui revient sur les propos de la brésilienne Katia et de la capitaine Laura Georges, présentes en conférence de presse hier. « Les coûts du football féminin n'ont rien à voir avec ce que l'on voit chez les hommes, mais disons que l'on sent de l'intérêt autour de nous, de voir qu'il y a autant de journalistes, c'est quand même super, on remercie la presse d'être venue » souligne Laura Georges.

Pour sa part, la milieu de terrain brésilienne remarque avec joie l'investissement réalisé par Jean-Michel Aulas notamment, « ce qui est génial, c'est que l'OL a mis les structures en place pour que notre passion s'exprime, et pour la promotion du foot féminin, et ça franchement pour nous qui sommes actrices, c'est génial. »

« Pour une page d'histoire », titre ensuite l'envoyé spécial du Progrès, qui rappelle que l'OL féminin est en mesure de rapporter son premier trophée européen au football féminin français. Une victoire que lorgne bien sûr l'entraîneur lyonnais, Farid Benstiti : « On sort de deux demi-finales dont une perdue aussi contre les Allemandes de Duisbourg, ce fut une longue route pour arriver jusque-là, la finale n'est pas un aboutissement, il faut la gagner. »

Une envie que partage également le président Aulas, très enthousiaste à l'idée d'oublier quelque peu la déception de Munich. « Les filles nous apportent énormément dans leur façon de voir le football, de négocier les évènements dans la bonne humeur. On a su structurer cette section. Nous comptons même dix-huit joueuses professionnelles, ce qui est un record en France, et on aimerait vraiment rafler ce trophée » confie-t-il. Et à Christian Lanier de conclure : « le football féminin a une histoire à Lyon, et l'OL peut en écrire une page savoureuse qui serait également unique.»

L'Equipe revient à sont tour sur cette finale historique pour les joueuses de l'OL. En mettant l'accent sur le fait que le club de Jean-Michel Aulas « est bien présent à Madrid, mais pas pour la finale qu'il espérait le plus. » Malgré tout, après avoir rappelé le palmarès -assez similaire- des deux équipes, Claude Chevally remarque que le coach de l'OL féminin est sans complexe avant ce grand rendez-vous : « c'est la finale idéale, pour deux équipes qui se ressemblent. »

L'envoyé spécial du quotidien présente enfin les « cadres de l'OL féminin ». Avec en lumière, quatre filles de caractère, la gardienne Sarah Bouhaddi, l'arrière droit Corinne Franco, la meneuse de jeu Louisa Necib et l'avant-centre Elodie Thomis. Quatre internationales françaises susceptibles de faire la différence à leur poste. Sans oublier que dans l'effectif lyonnais, « il y a trois norvégiennes, deux suédoises, deux brésiliennes, une costaricienne et une suissesse. » Autant de jokers pour l'OL féminin qui possède « un fort potentiel offensif. »

Enfin Libération consacre une double-page aux « Olympiques lyonnaises » dans sa rubrique grand angle. « Elles sont très à l'aise techniquement, affûtées physiquement. Mais ne se prennent pas pour des stars » remarque le correspondant à Lyon Olivier Bertrand. « Le foot féminin a gardé une fraîcheur que le foot pro masculin a perdu depuis longtemps » écrit-il même, en tout franchise.

Après avoir rappelé le parcours du foot féminin à Lyon, il passe en revue les atouts de cette équipe, en s'arrêtant notamment sur l'antillaise Wendie Renard, défenseur de talent. Et d'ajouter que l'OL féminin s'est également doté d'une structure professionnelle à tous les niveaux, jusque dans son staff. Un staff qui prend soin « d'une équipe très cosmopolite ».

Et des filles qui sont loin de rafler la mise comme leurs collègues masculins. « Elles gagneraient entre 3000 et 7000 euros par mois, alors qu'elles font partie du gratin international. Soit cinquante fois moins que les hommes » précise Olivier Bertrand. Avant de remarquer encore une fois que ces championnes ne roulent pas en Audi, mais « dans des Clio fournies par le club. »

Le football féminin, une discipline « qui conserve plus d'humilité ». Une humilité qui selon Laura Georges n'est pas seulement une histoire d'euros : « Nous n'avons pas tout à fait la même logistique. S'il y avait beaucoup d'argent, est-ce que cela changerait ? »

Une fraîcheur qui fait plaisir à voir, c'est en tout cas ce qui se ressent dans ce papier de Libé, qui montre la simplicité de ces jeunes femmes qui vont disputer une finale de Coupe d'Europe. Un moment historique qu'elles pourront vivre « avec trois personnes de leur choix, le président ayant mis un avion à leur disposition » conclue Olivier Bertrand.


Pour l'Histoire

L'OL féminin défie les Allemandes du Turbine Potsdam ce soir au Coliseum Alfonso Pérez de Getafe, en finale de la Ligue des Champions.

Les féminines de l'OL sont les premières à représenter un club français en finale de Coupe d'Europe féminine. Déjà une récompense à en croire les propos de Katia et Laura Georges hier en conférence de presse : « Merci à vous d'être là pour nous voir, de nous porter de l'intérêt », a déclaré la Brésilienne émue en s'adressant aux journalistes. Cela confirme que les enjeux de cette première finale de Ligue des Champions féminine ne sont pas seulement sportifs. Les Lyonnaises veulent gagner pour elles, pour l'OL et pour la France du football féminin en manque de médiatisation.

Après avoir découvert la superbe enceinte de 17 000 places dans laquelle elles évolueront ce soir, les joueuses de Farid Benstiti ont laissé leur place aux Allemandes. L'occasion de revoir la talentueuse Fatmire Bajramaj en action. L'ancienne meneuse de Duisbourg possède des qualités représentatives du football féminin allemand : technique, vitesse d'exécution, engagement physique et détermination. C'est dire si la tâche qui attend les Lyonnaises est délicate. Mais comme l'admet l'entraîneur de l'OL Farid Benstiti : « la finale se joue sur un match donc tout est possible. Entre Lyon et Potsdam, c'est du 50 - 50 ».

Eliminées deux années de suite en demi-finales, puis sur tapis vert cette saison avant d'être réintégrées par le TAS, les Lyonnaises sont enthousiastes à l'idée de jouer cette finale. Hier, la bonne humeur habituelle du groupe n'a pas été balayée par l'événement. Symbole du plaisir que représente ce football féminin élégant et technique. A Getafe, les 17 000 spectateurs ne devraient pas s'ennuyer en voyant les deux meilleurs équipes européennes s'affronter.


Destination finale...

Les joueuses de l'OL sont arrivées ce midi à Getafe, dans d'élégantes tenues vestimentaires.

Si cette première finale de la Ligue des Champions est un événement pour l'OL et le football féminin français, ce sont bien les nouvelles tenues des joueuses qui ont alimenté les discussions ce matin. Les Lyonnaises ont débarqué à l'aéroport de Lyon Bron vêtues de pantalons et tee-shirts blancs, avec vestes bleu marine siglée du logo du club. Le tout, ajusté à la perfection, mettant en valeur la féminité des joueuses. Louisa Nécib, interrogée hier en conférence de presse, a inversé les rôles en endossant le rôle d'une journaliste de mode : « Alors, comment trouvez-vous les nouvelles tenues des joueuses ? », nous a-t-elle demandé à l'aide du mode vidéo de son téléphone portable. Nous l'avons rapidement rassuré sur son élégance et celle de ses partenaires.

Arrivée à l'aéroport Barajas de Madrid vers 11h30 après 1h30 de vol, la Brésilienne Katia a pris le relai avec l'appareil de notre collègue photographe Eddy Lemaistre. Immortalisant avec humour la grâce de ses partenaires. Seule la pauvre Coralie Ducher, qui a renversé son thé sur son pantalon, s'est faite discrète. Sous un soleil de plomb, l'ambiance est au beau fixe dans le groupe olympien mais « la pression va monter petit à petit », selon la capitaine Laura Georges. En fin d'après-midi, les joueuses de Farid Benstiti découvriront le Coliseum Alfonso Perez de Getafe lors de l'entraînement. L'enceinte de 17 000 places devrait être copieusement remplie demain soir.

 

 


 

La presse à J-1 de la finale à Getafe

A la veille du plus grand rendez-vous de la saison de l’OL féminin, en finale de la Ligue des Champions féminine, tour d’horizon de la presse du jour.

« Le match d’une vie », tel est le sentiment de Shirley Cruz, milieu de terrain costaricienne de l’OL. Le Progrès ne s’y trompe pas, « le triomphe de contre Potsdam pourrait se substituer à la déception de Munich. » Et si l’équipe allemande, quatre fois championne nationale semble « une classe au-dessus des autres adversaires de l’OL », elle n’effraie pas pour autant Louisa Necib. La meneuse de jeu de l’OL version féminin se veut optimiste : « Nous jouerons notre jeu, sans complexe. Selon moi sur cette finale, c’est du 50-50. »

Shirley Cruz elle, est plus prudente et se méfie des joueuses allemandes : « On a retenu les leçons de l’année dernière lorsque nous avions été éliminées par Duisbourg. Les allemandes ont un jeu physique, mais on va se battre» précise-t-elle. Une chose est sûr, leur entraîneur Farid Benstiti se réjouit de l’image que projette cet OL féminin : « La reconnaissance du foot féminin me tient à cœur, on est contre les idées reçues mais les choses évoluent bien, il suffit de voir le nombre de journalistes présents aujourd’hui (hier), c’est une belle récompense » conclue-t-il.

Sur le web, le site de l’UEFA présente la finale avec un duel entre deux joueuses. D’un côté l’allemande Jennifer Zietz « excitée pour cette finale », et de l’autre la brésilienne de l’OL féminin, Simone qui revient tout juste de blessure pour l’occasion. « Elle a manqué une bonne partie de l’année 2010, mais elle revient à point. » Elle confie d’ailleurs « je reviens au moment opportun », consciente qu’elle va jouer un rôle dans cette rencontre.

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